Effet volume

L’effet volume entraîne la dégradation de la contribution du commerce extérieur à la croissance, conséquence pour la zone euro.

Principale conséquence pour la zone euro de la hausse du taux de change, les produits européens deviennent mécaniquement plus chers que ceux libellés en dollar, ce qui va alors tendre à réduire les exportations en volume vers l’extérieur et augmenté le volume des importations. Les exportations n’ont en effet progressé que de 2 % en 2003. Cependant, la proportion élevée du commerce intra – zone tend à diminuer l’handicape concurrentiel ressenti par les produits européens.

Afin de maintenir au mieux la compétitivité de leurs produits, les industriels européens compriment leurs marges. A l’inverse, les exportateurs hors zone euro profitent de la marge de manoeuvre liées à la dévaluation de leur monnaie et accroissent les leurs. Ils réduisent ainsi encore un peu les pertes de compétitivité des entreprises communautaires. Au final, les comportements de marge atténuent, sans les annuler, les pertes de compétitivités pour les entreprises et engendrent des pertes de profitabilité qui affectent la croissance de la zone euro. En 2003, la contribution du commerce extérieur à la croissance fut négative pour la première fois depuis 1999, à savoir -0,3 % du PIB.

Commerce extérieur qui pénalise la croissance UE

Commerce extérieur qui pénalise la croissance

Et si la dégradation de la contribution du commerce extérieur à la croissance fut pénalisante cela fut d’autant plus vrai que la zone euro n’a pas profité de l’amélioration des termes de l’échange. L’effet bénéfique prévu à court terme par le principe de la « courbe en J » ne s’est pas produit, infirmé par quelques éléments du contexte économique ou propres aux caractéristiques de la zone euro.