La désinflation importée

Conséquence de l’euro fort : La stabilité de l’inflation est néanmoins assurée grâce à la « désinflation importée »

A plus long terme, l’appréciation de l’euro qui se traduit aussi par des prix plus faibles à l’importation est favorable à la maîtrise de l’inflation. Elle permet en effet d’importer de la désinflation et ainsi de contribuer à la stabilité des prix, c’est-à-dire une inflation inférieure à 2 %. 2 % étant l’objectif officiel de la BCE, même si son président à depuis parlé d’un taux avoisinant les 2%. L’inflation permet alors d’aider au maintien du pouvoir d’achat des ménages européens, de soutenir les demandes intérieures. L’inflation française s’est, par exemple, maintenue à 2,2 % en moyenne annuelle en 2004, alors qu’elle n’aurait été que de 1,8 % si le pétrole s’était établit à 35 dollars ce qui aurait alors entraîné une progression du pouvoir d’achat pour les ménages de 1,5 %. Grâce à la « désinflation importée », la consommation compense donc, en partie, la diminution des exportations.

Mais ce n’est pas suffisant

En définitif les effets négatifs sur la croissance, matérialisés par la dégradation de la contribution du commerce à la croissance à laquelle il faut ajouter l’absence d’amélioration des termes de l’échange, l’emportent sur les effets positifs ayant attrait à la limitation de l’inflation.

En outre

Intéressons nous aux différences sur les conséquences d’un euro fort pour l’Allemagne, l’Italie et la France.