La zone euro pénalisée

L’euro est la seule grande monnaie a véritablement s’apprécier par rapport au dollar, cet état de fait n’est pas sans conséquences. Les économistes se basent généralement sur ce que l’on appelle la « courbe en J » pour prévoir les retombées, ici pour la zone euro, de l’appréciation d’une monnaie. Mais cette courbe n’est pas infaillible et il s’agit ensuite de s’assurer si les conséquences prédites sont bien réelles.

Vérifions les conséquences pour la zone euro

Le principe de la courbe en J

L’effet volume entraîne la dégradation de la contribution du commerce extérieur à la croissance

L’amélioration des termes de l’échange ne s’est pas produite

La stabilité de l’inflation est néanmoins assurée grâce à la « désinflation importée »

Mais l’appréciation de l’euro n’a pas des conséquences symétriques au sein des pays de la zone.

L’Allemagne bénéficie sur d’une meilleure ouverture vers la Chine…

…Et s’appuie sur une spécialisation plus pertinente de sa production

Deux politiques différentes sont adoptées par l’Allemagne et la France

La zone euro clairement handicapée

L’appréciation de la monnaie européenne apparaît clairement pénalisante pour la zone euro. Elle provoque une diminution de la contribution du commerce extérieur à la croissance et apporte une certaine stabilisation de l’inflation. La France s’est ainsi appuyée sur sa demande interne grâce à la limitation de la hausse des prix provenant de la désinflation importée. Devant la morosité de leur demande interne, l’Allemagne et l’Italie n’ont pu compter que sur leur demande externe pour soutenir leur croissance ; or du fait d’une spécialisation plus efficace et d’une orientation géographique des échanges plus judicieuse, le commerce extérieur allemand à été moins pénalisé par la hausse de la monnaie européenne ; il est évident que les différents pays de la zone ne sont pas armés de la même manière face à un choc externe tel qu’une appréciation de l’euro.

Quelles conséquences pour les USA ?